
La Pointe-Denis · Gabon
Le Domaine
Une presqu'île entre l'estuaire et l'océan, bordée de mangrove et de forêt. Sous les arbres, le temple et la sépulture où le clan Assiga garde le Bwiti.
Situer le Domaine
La Pointe-Denis, à l’entrée de l’estuaire
La Pointe-Denis ferme au sud l’embouchure de l’estuaire du Gabon, face à Libreville, sur l’autre rive. Côté ouest, l’océan Atlantique ; au sud, la forêt et les plages du parc national de Pongara.
On y vient de Libreville par l’eau : quinze minutes de pirogue pour traverser l’estuaire.
I · Arriver
La traversée de l’estuaire
On n'arrive au Domaine que par l'eau. Depuis Libreville, quinze minutes de pirogue sur l'estuaire du Gabon mènent à la Pointe-Denis, presqu'île bordée de mangrove. Sur la rive, un sentier de sable monte vers la forêt : ici commencent les terres du clan Assiga.



II · Le temple
Le temple du Bwiti
Au cœur du Domaine, le temple. Photographié au début des années 1860, c'est le plus ancien bâtiment de la Maison dont l'image nous soit parvenue. La tradition familiale y voit le temple Bwiti où le roi Denis tenait les rites dont son clan avait la garde.
Sous ce toit de palmes, raconte la mémoire de la Maison, les chefs de tout l'estuaire venaient prendre conseil. Puis vinrent les voyageurs du XIXᵉ siècle qui remontaient la côte d'Afrique : le docteur Griffon du Bellay, le photographe Houzé de l'Aulnoit, qui fixa l'image du temple, et d'autres dont les récits ont fait le tour du monde.
« Il a le goût de l'hospitalité », écrivait Le Tour du Monde en 1865. On arrivait à la Pointe-Denis en étranger ; on en repartait lié par la parole donnée.
Aujourd'hui encore, les veillées du Bwiti s'y tiennent autour du feu, au son de la harpe ngombi, des chants et du mongongo. Chefs traditionnels, chefs de clan et harpistes viennent de tout le Gabon y prendre place. La Maison n'en revendique rien : elle garde le temple, et laisse parler sa mémoire.


III · La sépulture
Là où reposent les anciens
Blanches dans la forêt, les tombes de la lignée forment le lieu le plus sacré du Domaine. Le roi Denis Iᵉʳ, Antchouwé Kowé Rapontchombo, y repose depuis le 9 mai 1876, entouré des siens. Le cérémonial s'y tient chaque année et, pendant l'initiation, on y porte des offrandes en remerciement aux défunts de la famille.

IV · Le musée
La mémoire du clan
Dans les cases blanches du musée, la famille garde sa mémoire : portraits de la lignée, du roi Denis à ses descendants, nattes tendues aux murs, costumes de raphia aux masques peints, objets anciens, et photographies qui relient la Maison à l'histoire du Gabon moderne.
Parmi elles, Denis Adande Rapontchombo, président de la Cour suprême, aux côtés du président Omar Bongo, lui-même initié du Bwiti.




V · Les chambres
Dormir au bord de la forêt
À la lisière de la clairière, le pavillon des chambres, bâti en bois, ouvre sa longue véranda sur la forêt. Chaque chambre suit le même plan : un grand lit de bois au fond, une fenêtre carrée sur les arbres et, derrière deux portes de planches, une douche au seau traditionnelle et un petit WC.
Le toit est haut, ouvert sur la charpente : la chambre respire, et la nuit on entend la forêt.



VI · Pongara
Pongara, au seuil des cases
Le Domaine s'ouvre aux portes du parc national de Pongara : 870 km² de mangroves, de savanes et de plages face à Libreville. Les éléphants de forêt passent au seuil des cases, les tortues luths pondent sur le sable, les baleines à bosse croisent au large.
Pendant l'initiation, une journée en forêt et une sortie en pirogue dans la mangrove mènent à sa rencontre.


Être reçu au Domaine
Huit invités au plus par session : la Maison Assiga ouvre ses veillées à ceux qui se sentent appelés.