Le Domaine vu du ciel : la savane et la forêt de la Pointe-Denis

La Pointe-Denis · Gabon

Le Domaine

Une presqu'île entre l'estuaire et l'océan, bordée de mangrove et de forêt. Sous les arbres, le temple et la sépulture où le clan Assiga garde le Bwiti.

Situer le Domaine

La Pointe-Denis, à l’entrée de l’estuaire

La Pointe-Denis ferme au sud l’embouchure de l’estuaire du Gabon, face à Libreville, sur l’autre rive. Côté ouest, l’océan Atlantique ; au sud, la forêt et les plages du parc national de Pongara.

On y vient de Libreville par l’eau : quinze minutes de pirogue pour traverser l’estuaire.

Océan AtlantiqueEstuaire du Gabon15 min en pirogueLibrevilleOwendoCap EstériasParc nationalde PongaraPointe-DenisDomaine Royal RapontchomboN10 kmGabon© contributeurs OpenStreetMap · Natural Earth

I · Arriver

La traversée de l’estuaire

On n'arrive au Domaine que par l'eau. Depuis Libreville, quinze minutes de pirogue sur l'estuaire du Gabon mènent à la Pointe-Denis, presqu'île bordée de mangrove. Sur la rive, un sentier de sable monte vers la forêt : ici commencent les terres du clan Assiga.

La pirogue Rapontchombo Tata Kowe Abad Oponga échouée sur la rive, le batelier debout à l’arrière avec sa longue perche
La pirogue de la Maison, « Rapontchombo Tata Kowe Abad Oponga », et son batelier.
La rive de la Pointe-Denis où accostent les pirogues, avec le sentier qui monte vers le Domaine
L'arrivée par la rive, où accostent les pirogues.
Le sentier du Domaine qui s’enfonce sous les arbres
Le sentier du Domaine, sous les arbres.

II · Le temple

Le temple du Bwiti

Au cœur du Domaine, le temple. Photographié au début des années 1860, c'est le plus ancien bâtiment de la Maison dont l'image nous soit parvenue. La tradition familiale y voit le temple Bwiti où le roi Denis tenait les rites dont son clan avait la garde.

Sous ce toit de palmes, raconte la mémoire de la Maison, les chefs de tout l'estuaire venaient prendre conseil. Puis vinrent les voyageurs du XIXᵉ siècle qui remontaient la côte d'Afrique : le docteur Griffon du Bellay, le photographe Houzé de l'Aulnoit, qui fixa l'image du temple, et d'autres dont les récits ont fait le tour du monde.

« Il a le goût de l'hospitalité », écrivait Le Tour du Monde en 1865. On arrivait à la Pointe-Denis en étranger ; on en repartait lié par la parole donnée.

Aujourd'hui encore, les veillées du Bwiti s'y tiennent autour du feu, au son de la harpe ngombi, des chants et du mongongo. Chefs traditionnels, chefs de clan et harpistes viennent de tout le Gabon y prendre place. La Maison n'en revendique rien : elle garde le temple, et laisse parler sa mémoire.

Le temple du roi Denis à la nuit tombée, toit de palmes éclairé de l’intérieur, les tombes blanches de la sépulture à gauche, sous un ciel bleu nuit
Le temple à la nuit tombée.
Le temple du roi Denis à la Pointe-Denis, photographie de 1862
Le temple photographié en 1862 · musée du quai Branly - Jacques Chirac.

III · La sépulture

Là où reposent les anciens

Blanches dans la forêt, les tombes de la lignée forment le lieu le plus sacré du Domaine. Le roi Denis Iᵉʳ, Antchouwé Kowé Rapontchombo, y repose depuis le 9 mai 1876, entouré des siens. Le cérémonial s'y tient chaque année et, pendant l'initiation, on y porte des offrandes en remerciement aux défunts de la famille.

La sépulture vue du ciel : les tombes blanches du roi Denis et des siens au milieu de la forêt
La sépulture royale d'Iwounwé vue du ciel ; au centre, la tombe du roi Denis Iᵉʳ.

IV · Le musée

La mémoire du clan

Dans les cases blanches du musée, la famille garde sa mémoire : portraits de la lignée, du roi Denis à ses descendants, nattes tendues aux murs, costumes de raphia aux masques peints, objets anciens, et photographies qui relient la Maison à l'histoire du Gabon moderne.

Parmi elles, Denis Adande Rapontchombo, président de la Cour suprême, aux côtés du président Omar Bongo, lui-même initié du Bwiti.

Mur courbe du musée tendu de grandes nattes bleues et bordeaux, portraits encadrés, feuilles rituelles séchées, drapeau gabonais
Le mur des nattes, au cœur du musée.
Portrait encadré du roi Denis couronné, en uniforme bleu brodé
Le roi Denis (1780-1876).
Table des objets anciens gardée par une figure de raphia au masque peint
La table des objets anciens.
Les bâtiments blancs du musée vus du ciel, à la lisière de la forêt
Le musée, entre savane et forêt.

V · Les chambres

Dormir au bord de la forêt

À la lisière de la clairière, le pavillon des chambres, bâti en bois, ouvre sa longue véranda sur la forêt. Chaque chambre suit le même plan : un grand lit de bois au fond, une fenêtre carrée sur les arbres et, derrière deux portes de planches, une douche au seau traditionnelle et un petit WC.

Le toit est haut, ouvert sur la charpente : la chambre respire, et la nuit on entend la forêt.

Le pavillon des chambres, bâti en bois à la lisière de la forêt
Le pavillon des chambres.
Une chambre du Domaine vue depuis l’entrée : lit de bois, fenêtre carrée, portes de la douche et du WC
Une chambre, tout en bois.
La douche au seau traditionnelle en bois avec sa louche, et le petit WC
La douche au seau et le WC.

VI · Pongara

Pongara, au seuil des cases

Le Domaine s'ouvre aux portes du parc national de Pongara : 870 km² de mangroves, de savanes et de plages face à Libreville. Les éléphants de forêt passent au seuil des cases, les tortues luths pondent sur le sable, les baleines à bosse croisent au large.

Pendant l'initiation, une journée en forêt et une sortie en pirogue dans la mangrove mènent à sa rencontre.

Un éléphant de forêt marche sur une plage de Pongara au coucher du soleil, entre la forêt et l’océan
Un éléphant de forêt sur une plage de Pongara.
La mangrove du Gabon, racines des palétuviers dans l’eau
La mangrove.

Être reçu au Domaine

Huit invités au plus par session : la Maison Assiga ouvre ses veillées à ceux qui se sentent appelés.