Le roi Denis n'était pas le roi d'un pays, mais le chef d'un clan. Chez les Mpongwè de l'estuaire du Gabon, chaque clan avait son chef, son siège et ses ancêtres, et celui du roi Denis s'appelait les Assiga, que les livres écrivent aussi Asiga, et que l'explorateur Paul Du Chaillu notait en 1861 « Ashiga ». Cet article rassemble ce que les sources publiées disent de ce clan, de ses premiers ancêtres à aujourd'hui. Lorsqu'une information ne vient que de la mémoire de la famille, nous le disons ; lorsque les sources ne s'accordent pas, nous le signalons.

Les origines : de R'Ombonwa à Ongonwu Ré-Mboko
La généalogie du clan nous est parvenue par l'abbé André Raponda-Walker, qui l'a publiée en 1960 d'après les archives de la famille Denis. Le père du roi, Ongonwu Ré-Mboko, « du clan des Assiga », était fils de Résakuélé, fils de Ré-Ntori, fils de R'Ombonwa, « le premier ascendant du clan dont on conserve le nom ». Aucune date n'est connue pour ces trois premières générations ; celle de Ré-Mboko se déduit seulement de la succession de son fils, vers 1810.
D'où venaient les Assiga ? Dans sa liste des clans mpongwè, Raponda-Walker écrit que ce clan s'est « détaché dans la suite des temps de celui des Agwénkowa » ; l'ethnologue Michel Jouin note en 1973 que les Agwènkowa, « jadis à Denis », avaient ensuite émigré à Donguila. Raponda-Walker rapporte aussi comment le siège vint aux Assiga. Le chef du clan des Aguempo (Agwémpono), établi à Mina dans la crique Iwengué-Nyama, déshérita au moment de mourir le fils qui devait lui succéder, et désigna Ré-Mboko pour occuper l'éka, le siège, c'est-à-dire le trône ; la liste des clans le résume d'une ligne : la « royauté » des Agwémpono « passa aux Asiga ». Ré-Mboko est ainsi, selon Raponda-Walker, « le premier des Assiga monté sur l'éka ». Pour marquer que ce siège lui était acquis, il ajouta au nom de son fils Kowé celui de Rapontchombo, qui signifierait, « selon certains » : « ce qui m'a été donné ne m'a pas été prêté, mais donné pour de bon ».
Un clan parmi les clans mpongwè
Les Mpongwè forment, écrit Raponda-Walker, une tribu (inongo) divisée en clans (imbuwe), qui « ne semblent pas avoir dépassé la vingtaine » à l'origine ; sa liste compte vingt-cinq entrées, dont plusieurs clans éteints ou dédoublés. Des Asiga, il dit qu'ils sont « encore relativement nombreux » en 1960, et qu'ils sont le « clan de Kowé Rapontchombo, ou roi Denis ». Les gens d'un même clan se réclament d'ancêtres masculins communs, ne se marient pas entre eux, et se doivent une solidarité étroite : poursuivre ensemble le meurtrier de l'un des leurs, racheter les prisonniers, contribuer aux dots et aux amendes. Au-dessous du clan, Jouin décrit le lignage (nago, la « maison ») et la lignée (inu, le « feu »).
Les voyageurs du XIXᵉ siècle voient l'estuaire à travers ces clans. Le missionnaire américain John Leighton Wilson compte en 1856 quatre grandes communautés mpongwè : sur la rive nord, les gens du roi Glass et du roi Quaben ; sur la rive sud, ceux de « King William », c'est-à-dire le roi Denis, près de l'embouchure, et ceux du roi Georges, une trentaine de milles plus haut. Paul Du Chaillu précise en 1861 que le roi « appartient à la famille Ashiga » et le tient pour « le plus intelligent de tous les rois ». C'est la plus ancienne mention imprimée du clan que nous connaissions.
Les clans étant exogames, les alliances se nouaient d'un clan à l'autre, et la généalogie en garde la trace. La mère du roi Denis, Ozugayilé, était du clan des Adoni ; à l'inverse, le roi François, chef des Adoni de l'île Dambè (Coniquet), avait pour mère Ngwé-Nanga, « issue du clan des Assiga ». La mère de Félix Adandé, Ngwembinda, appartenait aux Agulamba, le clan du roi Georges Rassondji, l'autre grand chef de la rive gauche (voir Les Oga de l'estuaire).
L'éka et la succession
Le mot éka désigne le trône, et Raponda-Walker en donne la forme : « un petit siège rond (mbata) recouvert d'un tissu blanc (ivéla) », placé dans la grande case du chef, bâtie perpendiculairement à la rue. L'oga, le chef, portait pour insignes la cloche de fer nkéndo, la grande canne d'ébène nkogu, une sagaie, un chasse-mouches et un éventail. Devant lui, on frappait un petit tambour spécial, l'épona ; et Raponda-Walker précise : « Chez les Asiga le roi Denis seul pouvait jouer de ce tambour sacré. » Jouin ajoute que la maison des palabres abritait le trône et les reliques des ancêtres du clan, auprès d'un feu entretenu en permanence par une vieille femme, « la femme du trône ».
Sur la règle de succession, les sources ne s'accordent pas. Pour Raponda-Walker, chez les Mpongwè en général, la succession était « dévolue d'ordinaire au frère du chef », les anciens pouvant écarter l'héritier naturel et annonçant leur choix, tenu secret, le septième jour du deuil. Pour Jouin, la chefferie passait traditionnellement au fils aîné, à qui le plus âgé des anciens remettait les insignes à la fin des funérailles. Tous deux insistent sur le rôle des anciens : la chefferie mpongwè, écrit Jouin, « apparaît plus comme une gérontocratie que comme une royauté », et le mot « roi » donné par les Européens « ne doit pas faire illusion ».
Dans la lignée des Assiga, Raponda-Walker décrit un usage propre. Sur son lit de mort, Ré-Mboko tira son anneau de son doigt et le passa à celui du fils qu'il avait choisi, Denis, « alors bien jeune » ; soixante-six ans plus tard, Denis refit le même geste pour son fils cadet, Félix Adandé, « car tel était le mode de transmission du pouvoir dans la famille ». Ce choix n'alla pas sans contestation : un frère aîné de Félix, qui se croyait appelé au trône, « en murmura beaucoup ».
La rive gauche et la Pointe-Denis
Les Assiga sont le clan de la rive gauche, la rive sud de l'estuaire, face à l'actuelle Libreville. Raponda-Walker nomme la presqu'île « Denis ou Nchantoné » ; Jouin rapporte que la rive sud portait en mpongwè un nom venu du portugais São Tomé ; on écrit aujourd'hui Nchantonwin. Au début du XIXᵉ siècle, cette rive était partagée entre de nombreux clans, dont les Asiga, les Agulamba, les Aninwo, les Abandja et les Agwémpono.
Entre les Assiga et les Agulamba, la frontière était nette. Elle suivait la rivière Igombiné, et, pour passer d'un territoire à l'autre, « il fallait une autorisation spéciale du chef de clan voisin ». Lorsque les deux chefs répandaient leurs offrandes sur la mer, chacun longeait la rive depuis son village jusqu'à un îlot rocheux, Edo-z'Ombwiri, réputé la demeure du génie le plus redoutable de l'estuaire ; aucun n'avait le droit de répandre ses offrandes au-delà de ses limites, en « mer commune ».

Le village du roi était important. D'après des chiffres de Wilson repris par l'historien K. David Patterson et cités par Jouin, le village principal de Denis comptait en 1842 cent cinquante maisons et sept à huit cents habitants, plus quelque quatre cents esclaves. Les terres du clan s'étendaient au-delà de la pointe sableuse : au fond de la crique Mbata, sur la route du cap Lopez, Du Chaillu visite en 1856 des plantations qu'il juge « les plus florissantes » de la côte, et écrit que les sujets du roi « sont les plus aisés des Mpongwè ». Un groupe de Pygmées de la rive gauche s'était aussi placé, selon Raponda-Walker, « sous la protection des chefs de la famille des Asiga ». Le clan avait ses morts à lui : Raponda-Walker cite les « anciens cimetières d'Ozogolo, des Assiga de la pointe Denis », cimetières de famille où l'on ne recevait que les gens libres ; le roi, lui, repose au vieux cimetière d'Iwounwé, entre la pointe Pongara et la pointe Nghomboué.
Le roi Denis et les traités
Kowé Rapontchombo succède à son père vers 1810 et règne près de soixante-six ans (sa vie est racontée dans Le roi Denis, une vie). Le P. Gautier, cité par Raponda-Walker, le range parmi les oga les plus influents de l'histoire mpongwè, un chef « dont la renommée et l'influence s'étendaient jusqu'au-delà du Cap Lopez ; on venait de loin lui demander sa médiation ». Wilson, qui le rencontre, décrit un homme d'une soixantaine d'années, à la barbe blanche, « l'un des hommes à l'allure la plus royale » qu'il ait vus en Afrique ; Raponda-Walker cite ce portrait sous le nom de l'Anglais Richard Burton, mais il figure mot pour mot dans le livre de Wilson dès 1856.
Le 9 février 1839, à bord de La Malouine, le roi signe avec Édouard Bouët (plus tard Bouët-Willaumez) le traité qui ouvre la présence française au Gabon, malgré l'hostilité de la plupart de ses conseillers. D'après Raponda-Walker, il permet aux Français de s'établir sur deux lieues de côte ; la Marine y bâtit quelques constructions, dont un dépôt de charbon, puis se porte sur l'autre rive. Car, souligne Jouin, les chefs de clan ne reconnaissaient pas les traités signés par les autres clans : la France dut traiter avec chacun, l'un après l'autre. C'est « avec l'appui du roi Denis » que le roi Louis Dowé, des Aguékaza, signe le traité d'où naîtra le fort d'Aumale. Les sources hésitent sur la date : Raponda-Walker écrit « 18 mars 1841 » dans son chapitre sur Denis, mais cite un texte daté du « 18 mars 1842 » dans celui qu'il consacre au roi Louis ; Jouin retient 1841.
Le 1ᵉʳ août 1846, à bord de l'Aube, un nouvel acte réunit les signataires du traité du 1ᵉʳ avril 1844 et reconnaît à la France le droit de s'établir sur les terrains qui lui sembleraient utiles ; le texte, que Raponda-Walker reproduit d'après la copie conservée par les descendants du roi François, porte en tête des signatures celles du « Roi Denis » et du « Roi Georges ». Dès 1839, la France avait fait de son fils, le roi Denis II, Louis Denis Marie Félix Adandé Rapontchombo, un chevalier de la Légion d'honneur, et la reine Victoria avait envoyé au roi Denis une couronne, un sceptre, une chaîne et une médaille d'or. Sur la suite, voir Des terres du roi Denis à Libreville.
Le roi Denis II et l'anneau d'or
Au printemps 1876, le vieux roi tire son anneau d'or et le passe au doigt de son fils Félix Adandé, qu'il désigne ainsi pour lui succéder « à l'exclusion de tout autre », devant ses sujets et les chefs voisins : « Je vais mourir, et vous laisse pour être roi à ma place, à qui vous devez tous hommage, obéissance et respect, selon la tradition de mes pères, mon fils Félix Adandé. » Le roi meurt le 9 mai 1876. L'historien Jeremy Rich résume : à la mort de son père, Félix Adandé devient « le chef de l'influent clan Asiga ». La famille précise : ce fils est le roi Denis II, Louis Denis Marie Félix Adandé Rapontchombo.
Les deux sources principales ne racontent pas tout à fait la même histoire. Raponda-Walker, qui écrit d'après les archives de la famille et les bulletins missionnaires, fait naître Félix vers 1847 et le décrit comme un chef chrétien et lettré, ancien employé des bureaux de la Marine, fondateur d'une école à Denis, loyal à la France, qui dut un temps se réfugier au village d'Arévoma, « le village qu'on ne doit montrer à personne », avant d'avoir gain de cause. Rich, qui s'appuie sur les archives coloniales et missionnaires, le fait naître en 1844 et décrit une carrière plus heurtée : arrêté en 1884 et menacé de déportation, Félix s'évade et reste des années hors d'atteinte de l'administration ; vers 1903, il perçoit l'impôt sur la rive sud pour le gouvernement, avant d'être privé de son titre en 1905. Les deux s'accordent sur l'essentiel : Félix Adandé resta jusqu'à sa mort, le 24 septembre 1911, le chef de la rive sud de l'estuaire. En 1950, le gouvernement fit élever un mausolée sur sa tombe.
Raponda-Walker nomme ses enfants : Jean-Félix Rapontchombo (1872-1903), premier Gabonais à obtenir un grade universitaire ; Jean Rémy Onanga Adandé Rapuntchombo dit « Ajax », père du prince Félix Adandé (la famille corrige : il est le fils du prince Félix Adandé) ; et Marie-Anne Ankombié (1875-1951), veuve de Joseph Ongouwou-Tito, « longtemps gardienne du sol ancestral », morte à Libreville et inhumée à Denis, auprès de son père.
La transmission par les femmes et la règle coutumière
La filiation mpongwè est patrilinéaire, mais c'est la dot qui la fait jouer. Michel Jouin l'explique en 1973 : « Les enfants d'une union légitime appartiennent au lignage et au clan de leur père », et un enfant légitime est « un enfant dont la mère a été dotée par le mari ». Lorsque la mère n'a pas été dotée, ou que le père ne reconnaît pas l'enfant, celui-ci appartient au clan de sa mère ; et « les métis, de mère mpongwè et de père européen, sont aussi adoptés par le clan de la mère ». Raponda-Walker disait déjà la même chose en 1960 : l'enfant appartient au père « s'il avait entièrement payé la dot » ; « dans le cas contraire, l'enfant revenait au clan de la mère ». Il en donne un exemple : selon une version, le roi Louis Dowé serait né d'une femme aguékaza reprise par sa famille, et « selon la coutume l'enfant devenait de plein droit un Aguékaza ».
C'est par ce mécanisme que la Maison comprend la transmission de son héritage dans les dernières générations, où la lignée passe par des femmes. Virginie Ambougou, née le 27 août 1902 à la Pointe-Denis, fille de Marie-Anne Rapontchombo et de Tito Ongonwou, est présentée par les sources publiées comme Oga du clan Assiga ; elle fut en 1961 l'une des deux premières femmes députées du Gabon. Les sources publiées ne disent pas comment la règle s'est appliquée dans son cas ; la suite de la lignée, jusqu'à la princesse Marie-Anne Ankombie Rapontchombo II et à son fils Jacques Makaya Zimamo, est établie selon la tradition de la Maison. L'ensemble se lit dans l'arbre généalogique.
Le clan, ses ancêtres et le Bwiti
Le clan est aussi une communauté de culte. Tous ses membres, écrit Raponda-Walker, « sacrifiaient aux mânes des ancêtres du clan : Agombè-nèro » ; et l'on a vu que le chef des Assiga allait lui-même répandre les offrandes sur la mer jusqu'aux limites de son territoire. Ces rites n'ont pas disparu : en avril 2026, l'AFP filmait au large de la Pointe-Denis le Mpago, les offrandes aux esprits de la mer, et Gérard-Aimé Adande, petit-fils du prince Félix Adande Rapontchombo, y parlait du clan Assiga comme d'une relation entre les esprits de la mer, « nos ancêtres les Agombés », et la divinité.
La suite relève de la tradition de la Maison. Selon elle, le grand bâtiment que Houzé de l'Aulnoit photographia en 1861-1862 à la Pointe-Denis était le temple Bwiti du roi Denis, où le chef du clan tenait les rites dont sa lignée est restée gardienne ; et depuis le roi Denis, la lignée transmet une branche du Bwiti Disumba qu'elle nomme Omengo. Les sources écrites anciennes, elles, ne parlent pas du Bwiti à propos des Assiga : elles décrivent le culte des ancêtres, le tambour sacré et les offrandes à la mer.
Le clan aujourd'hui
Au XXᵉ siècle, les clans mpongwè quittent peu à peu la rive gauche pour Libreville. Selon Raponda-Walker, les derniers Mpongwè de Denis n'abandonnent les villages de leurs ancêtres que dans les premières années du siècle ; Jouin précise que les Asiga se répartirent dans tout le quartier de Glass « tout en conservant un village » à Denis. Il estime aussi, en 1973, que ce déplacement a désorganisé la chefferie et le culte des ancêtres dans l'ensemble des clans. La lignée, elle, reste présente : en 1960, Raponda-Walker présente le prince Félix Adandé, arrière-petit-fils du roi, comme « l'actuel chef de la collectivité Mpongwè de Glass » ; on le retrouve à Paris en 1939 et dans la délégation de l'indépendance en 1960 (voir La Maison Rapontchombo et les chefs de l'État).
Aujourd'hui, la princesse Marie-Anne Ankombie Rapontchombo est la conservatrice du patrimoine et des attributs royaux de la Pointe-Denis, et Jacques Makaya Zimamo conduit chaque année, en tenue traditionnelle, le cérémonial sur la tombe du roi. Le 2 août 2015, des souverains et chefs traditionnels venus de plusieurs pays sont venus y rendre hommage au roi (voir 2 août 2015 : les rois d'Afrique à la Pointe-Denis). Le nom du clan vit aussi dans celui de la Maison Assiga Domaine Royal Rapontchombo, dont l'histoire est présentée sur la page Maison royale.
Sources
- André Raponda-Walker, Notes d'histoire du Gabon, Brazzaville, Mémoires de l'Institut d'études centrafricaines nº 9, 1960, texte intégral sur le portail de l'IRD : ascendance du roi, éka et nom de Rapontchombo (p. 24) ; traité de 1839 et traité du roi Louis « le 18 mars 1841 » (p. 25-26) ; anneau d'or, mort et inhumation du roi (p. 29) ; Ré-Mboko « premier des Assiga monté sur l'éka », Félix Adandé et ses enfants (p. 30-33) ; traité du roi Louis daté du « 18 mars 1842 » et naissance de Ré-Dowé (p. 35) ; frontière et offrandes des Assiga et des Agulamba (p. 39) ; le roi François et sa mère Ngwé-Nanga, acte du 1ᵉʳ août 1846 (p. 42-43) ; liste des clans, Agwémpono et Asiga (p. 51-52) ; dot et filiation (p. 53) ; insignes, éka, tambour épona, succession (p. 53-54) ; cimetières d'Ozogolo (p. 89) ; Pygmées de la rive gauche (p. 148).
- Michel Jouin, La terminologie de parenté mpongwè, Libreville, ORSTOM, 1973, texte intégral sur le portail de l'IRD : clans de la rive sud et Agwènkowa (p. 3) ; chiffres de 1842 d'après Wilson et Patterson (p. 4) ; installation des Asiga à Glass (p. 5) ; lignage, clan, dot et filiation (p. 6-9) ; chefferie, maison des palabres et traités clan par clan (p. 14-15) ; succession au fils aîné (p. 165).
- Jeremy Rich, « King or Knave? Félix Adende Rapontchombo and Political Survival in the Gabon Estuary », African Studies Quarterly, vol. 6, nº 3, 2002, accès libre : Félix Adandé (1844-1911), chef du clan Asiga en 1876 (p. 1, 3) ; arrestation et fuite de 1884 (p. 6) ; perception de l'impôt vers 1903 et perte du titre en 1905 (p. 9) ; chef de la rive sud jusqu'à sa mort (p. 9-10).
- John Leighton Wilson, Western Africa: its History, Condition, and Prospects, New York, 1856, p. 292-294, archive.org : les quatre communautés mpongwè et le portrait de « King William », roi Denis.
- Paul B. Du Chaillu, Explorations and Adventures in Equatorial Africa, Londres, 1861, p. 17-18, archive.org : le roi « belongs to the Ashiga family » ; les plantations de Mbata, citées d'après la traduction française de 1863 reproduite par Raponda-Walker (p. 27).
- K. David Patterson, The Northern Gabon Coast to 1875, Oxford, Clarendon Press, 1975 (cité par Jouin pour les chiffres de 1842) ; Elikia M'Bokolo, Le roi Denis. La première tentative de modernisation du Gabon, Paris-Dakar, ABC-NEA, 1976 (biographie de référence, non consultée pour cet article).
- Convention du 9 février 1839 : Archives nationales d'outre-mer, FR ANOM 40 COL 436 ; carte de 1865 : Dr Griffon du Bellay, « Le Gabon (1861-1864) », Le Tour du Monde, 1865, Gallica/BnF.
- Virginie Ambougou, Oga du clan Assiga : « Virginie Ambougou », Wikipedia ; Info241, 2021.
- Le Mpago d'avril 2026 : Africanews/AFP, 16 avril 2026 ; la princesse Marie-Anne Ankombie Rapontchombo : 7joursinfo, 2020 ; le cérémonial sur la tombe du roi : Gabon Télévisions, 4 novembre 2024.
- Tradition de la Maison : le temple Bwiti et l'Omengo, la filiation des dernières générations (témoignage familial de Jacques Makaya Zimamo) ; voir l'arbre généalogique et la page Sources.